Pour une meilleure lisibilité (en utilisant le mode lecture de Firefox par exemple), vous pouvez retrouver cette infolettre en ligne ici : https://infolettres.ddcm11.org/Infolettre_2026-07-26.html

Adieu a totes,
Sous ces incessantes canicules, propices aux incendies ne se limitant plus à la province, et à l'heure où la majorité des députés (macronistes, LR et RN, alliés habituels ...) ont ré-autorisé sans vergogne et sans vrai débat l'utilisation des pesticides de la loi Duplomb version 1 (souvenez-vous de la pétition officielle sur le site de l'Assemblée nationale avec plus de 2 millions d'opposant⋅es en 2025), voici notre info-lettre estivale.
Après chaque feu de forêt, on entend invariablement certains porteurs de projets photovoltaïques, en particulier ceux dont les projets ont fait l’objet d’un recours ou sont suspendus à une dérogation pour la destruction d’espèces protégées, entonner un refrain désormais bien connu: “bon, maintenant que la biodiversité a été détruite par le feu, pourquoi nous empêcher d’agir alors qu’il n’y a plus rien à protéger ?”. Ils sont souvent rejoints, malheureusement, par certains élus des communes et communautés de communes concernées, plus alléchés par la manne financière que par la protection de l’environnement.Pourtant, il faut le rappeler, la doctrine de l’Etat (pour le moment) est qu’un espace à vocation naturelle, agricole ou forestière garde cette vocation même après le passage d’un incendie dévastateur. Pour autant, le fait que des boisements anciens aient pu être détruits par le feu réduit la nécessité de demander certaines autorisations, notamment en matière de déboisement, et peut faciliter l’obtention des autorisations. Il existe donc un vrai risque de voir les forêts brûlées remplacées par des panneaux photovoltaïques, et ce risque ne fait que s’accroître dans le contexte actuel de destruction active du droit de l’environnement.
Pour info, DDCM est adhérent à FNE Oc-Méd.
A lèu e la lucha contunha !
L'équipe de DDCM
https://ddcm11.org